Le riz, aliment majeur du repas vietnamien

Le mot riz dans une langue occidentale peut prêter à confusion puisqu’il traduit plusieurs vocables vietnamiens : lúa ou cây lúa (plant de riz), thóc (paddy), gạo (riz décortiqué), cơm (riz ordinaire cuit), xôi (riz gluant cuit à la vapeur). Le riz, notre aliment de base, compte chez nous deux sous-espèces fondamentales : le riz dur ou riz ordinaire (gạo tẻ : Oryza sativa variété dura) et le riz gluant (gạo nếp : Oryza sativa variété glutinosa).

Apparu plus tard que le riz gluant, le riz dur a dépassé en importance le premier parce qu’il demande des sols moins fertiles tout en donnant des récoltes plus abondantes. Dans la plaine, le riz gluant est réservé au culte et à la pâtisserie. Les deux récoltes traditionnelles de riz sont celle du 5e mois lunaire (lúa chiêm, riz d’été), et du 10e mois lunaire (lúa mùa, qui est beaucoup plus important).


Les Vietnamiens mangent du riz comme les Français mangent du pain. Avec du riz, on peut confectionner à différents plats dont le riz aux graines de lotus. Photo :  CTV/CVN


La culture du riz au Vietnam, très aléatoire à cause des calamités naturelles (inondation, sécheresse, insectes) demande beaucoup de pratique, de peine et de patience à travers ses diverses opérations : semailles, labourage, hersage, déplantation et repiquage, irrigation, moisson, battage, vannage, blanchissage. Innombrables sont les légendes, les contes, les proverbes, les locutions, les chansons populaires inspirés par le riz.

Huu Ngoc/CVN

Note : (1) Réédité en 1972 (Flammarion, Paris)

(Source media: Le Courrier du Vietnam)