La Cuisine du Vietnam

La cuisine vietnamienne et ses recettes ? Qui ne la connaît pas ? Phở, chả giò, gỏi cuốn, bò bún, bánh chưng…(soupe Hanoienne, Pâté impérial, Rouleau de Printemps, Ravioli vietnamien) Elle séduit tout le monde par sa fraîcheur, ses arômes subtils, ses goûts délicats. Elle évoque une forêt de cocotiers, un buffle dans une rizière, une bananeraie. Elle nous emmène dans une longue barque effilée récolter des tiges de lotus. Elle nous promène le long de la côte, nous offrant poissons et crustacés et, bien sûr son or liquide, le nước mắm national.
Mais elle renferme bien d’autres secrets qu’elle cache aux yeux des voyageurs trop pressés : peu sont ceux qui connaissent l’authentique vịt tiềm ou le bánh tét cốm dẹp. Qui se souvient du cháo Bồi ou du bánh bột bán ? Savez vous ce qu’est le vrai xôi vị ? Avez-vous déjà mangé des brochettes de filet de canard marinées dans l’extrait de coco, enveloppées de feuilles de corossol et grillées au feu de bois, spécialité de la campagne du Sud ? Ou dégusté du gỏi cá mai, salade de poisson cru si prisée des gens du littoral de Phú Quốc ?

    

              



La cuisine vietnamienne millénaire évolue et ne cesse de se développer : elle fleurit en France comme au Việt Nam où, ces dernières décenies, les restaurants poussent comme des champignons et ne désemplissent pas. Des plats autrefois peu considérés entrent dans leurs menus et les Vietnamiens y mangent de plus en plus souvent, seuls ou en famille.

    

             

 

Cependant, par tradition, les Vietnamiens continuent à aimer les grands repas familiaux : car il faut savoir que dans le temps, la cuisine était plutôt une affaire de famille et nombre de plats n’étaient pas disponibles dans les restaurants. Il n’était d’ailleurs pas dans les habitudes d’aller manger au restaurant : pour preuve, il n’y en avait que deux grands à Saigon. On trouvait plein de petits quán cơm” ou “quán nước” allant de la simple gargote jusqu'à des établissements un peu plus sophistiqués, mais chacun n’offrait qu’un éventail réduit de spécialités (phở, hủ tiếu, cơm tắm). Il y avait aussi les omniprésents marchands ambulants qui distribuaient des en-cas sucrés ou salés en criant le nom de leur marchandise. Les étrangers ignoraient donc la vraie cuisine vietnamienne qui ne se faisait qu’à la maison, surtout aux grandes occasions : nouvel an lunaire (tết) ou anniversaire de la mort (giỗ) d’un membre de la famille.

     

              

 

Donc, pour manger de la bonne cuisine vietnamienne, il faut parfois s’y mettre soi-même. A vos fourneaux ! Innovez mais préservez aussi les anciennes recettes déjà si parfaites !

(www.cap-vietnam.com)