Chez les Lolo noirs

En immersion chez les Lolo noirs du Vietnam

 

Voir les Lolo noirs, ça se mérite. Après avoir parcouru les 9 000 km qui séparent Paris d'Hanoï, la capitale du Vietnam (11 heures d'avion), roulé environ 12 heures pour gagner les montagnes du Haut-Tonkin, et grimpé, à pied, près de 3 heures sous l'étouffante chaleur moite de la province de Cao Bang, nous voici soudain dans un monde inconnu. Ou presque, pour ceux qui seraient passés à côté de l'émouvante rencontre entre le rugbyman Frérdéric Michalak et ce groupe tibéto-birman aux costumes aussi colorés que ses sourires.

L'accueil de cette minorité ethnique, installée sur les terres du Nord-Est du Vietnam depuis trois siècles (voir ci-dessous), est d'emblée aussi chaleureux qu'empreint de curiosité. Des touristes venus exprès dans cet endroit reculé du monde, aussi sauvage que splendide, pour vivre avec eux le temps de quelques jours, à leur rythme, en épousant leurs traditions et en faisant fi de tout confort, c'est tout nouveau. Et ça intrigue, forcément. Les Lolo découvrent les Occidentaux. Leurs tenues étranges, avec de grosses chaussures de marche alors qu'eux n'ont que des claquettes aux pieds, leurs drôles de questions sur leur quotidien alors qu'eux ne s'en posent jamais, leurs manies bizarres d'enregistrer leurs portraits dans ce qu'ils appellent des appareils photos et... leur peur viscérale des grosses bestioles !

Une expérience intemporelle

De leur côté, les touristes occidentaux font un bond en arrière d'à peu près cinq siècles dans le temps. Et se retrouvent dans une ferme du Moyen Âge. Mais au Vietnam, en 2012 ! Le village de Khuoi-Khon, constitué de quelque 70 maisons en bois perchées dans les montagnes du Haut-Tonkin, entouré de rizières en escaliers. Un petit paradis au milieu de nulle part.

Le choc entre les deux cultures est aussi détonnant, qu'enrichissant de vivre une expérience intemporelle et attachante avec cette ethnie. Entre les randonnées (jungle ou montagne) et les tâches participatives à la vie du village, pas le temps de s'ennuyer. Repiquage du riz, préparation des repas, toilette des buffles, corvées d'eau à la rivière... Dès le chant du coq, les Lolo s'activent.

Ce nouveau circuit ATR (Agir pour un tourisme responsable) est basé sur le concept du voyage solidaire, dans la mesure où une contribution est reversée à l'association "Tends la main", créée par Frédéric Michalak après sa participation à l'émission "Rendez-vous en terre inconnue", qui aide au développement des communautés ethniques au Vietnam.

Laetitia SARIROGLOU

(source media: www.laprovence.com)

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