Fabrication de la soie au Vietnam

Fabrication de la soie au Vietnam

La soie est une matière naturelle issue du ver à soie. Sa technique de fabrication ancestrale consiste en l'ensemble des opérations de culture du mûrier – dont se nourrissent les vers à soie -, d'élevage du ver à soie pour l'obtention du cocon de soie, de dévidage du cocon de soie, et de filature de la soie.

Culture du mûrier (dont se nourrissent les vers à soie)



Les œufs

Les œufs sont pondus par les papillons à la mi-avril, époque à laquelle les bourgeons de mûriers commencent à s'épanouir. La qualité de la soie dépend de la qualité des feuilles de mûriers, de la douceur de la température et de la pureté de l'air, indispensable à la respiration très active des œufs de papillons. Les œufs de papillons étaient autrefois placés dans des sachets qui étaient portés par les femmes sous leurs vêtements afin de garder les petites chenilles au chaud jusqu'à leur éclosion.

Les vers à soie

Une fois l’œuf éclot, le ver à soie passe par cinq âges successifs avant de se transformer en cocon. Il faut donner plusieurs fois par jour des feuilles de mûrier fraîches aux petites chenilles affamées. Comme pour les bébés, les repas doivent être donnés à heures régulières. En un mois, 30 grammes de vers à soie auront dévoré environ 1300 kg de feuilles.

Les cocons

Au bout d'un mois, les petites chenilles voraces produisent un fil qu'elles enroulent autour d'elles et se transforment en cocon. Avant qu'ils ne deviennent des papillons, les cocons de soie sont récoltés.

La préparation des cocons

Afin de séparer les cocons de leur nymphe, ils sont ensuite placés dans des étuves. Une fois retirés, on les trempe dans l'eau pour que le cocon se sépare de sa chrysalide.

La filature

Chaque cocon de soie n'est fait que d'un seul fil de soie dont la longueur peut dépasser le kilomètre. Pour trouver l'extrémité de chaque fil, on remue constamment les cocons avec un petit balai de paille de riz afin d'accrocher les premiers fils. Les fils sont enroulés sur des «dévidoirs». Le fil de soie est ensuite enroulé sur des écheveaux. Un kilo de soie s'obtient avec huit à dix kilos de cocon.

Le tissage

Les fils de soie, teints avec des teintures naturelles, sont montés sur le métier à tisser, constituant la trame. Les fils sont ensuite tissés jusqu'à ce que l'étoffe soit terminée.

La confection - La finition



On découpe ensuite les étoles de soie et on entortille les fils qui dépassent, la soie étant trop délicate et trop fragile pour être ourlée. Les écharpes en soie sont teintes puis mises à sécher à l'air libre. Une fois sèches, elles sont repassées et pliées. 

(Sources info: mode-equitable.com, youtube, VTV2)